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  Créer son blog KaZeo Mercredi 22 octobre 2014   Ste Elodie  
Biologie
 

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puceExposé Botanique (les angiospermes)

Les Angiospermes.

 

Ce sont les plantes feuillées, pourvues de racines et de tissus vasculaires (bois et liber), se reproduisant par des graines et dont les ovules sont enfermés dans un ovaire clos.

Le sous embranchement comprend deux classes:

Les Dicotylées et les Monocotylées.

Le vocabulaire de base proposé doit permettre la description précise de la plupart des plantes indigènes et cultivées dans notre pays (Belgique) ainsi que l'utilisation des flores les plus courantes.

Bien que les termes descriptifs introduits soient déjà très nombreux, j'ai nullement cherché à être exaussif.

L'APPAREIL VÉGÉTATIF DES ANGIOSPERMES.

Celui-ci comporte essentiellement trois parties:

La racine, la tige et les feuilles.

 

LA RACINE:

C'est un organe le plus souvent souterrain et dépourvu de chlorophylle, à peu près cylindrique assurant en principe:

-         La fixation de la plante à son substrat

-         L'absorption de l'eau et des matières nutritives

-         Parfois la mise en réserve

Une racine comprend quatre régions caractéristiques ( de l'apex au collet):
-
Une coiffe: petit capuchon protégeant le tissu méristématique,

-         Une zone lisse,

-         Une zone pilifère pourvue de poils absorbants,

-         Une zone subéreuse plus ou moins rugeuse et foncée.

 

LA TIGE:

La tige est un organe le plus souvent aérien dont le développement et la ramification déterminent le "port" ou physionomie de la plante.
Elle est constituée de noeuds ( niveaux d'insertions des feuilles ) séparés par des entrenoeuds.

La tige et les rameaux sont terminés par un bourgeon terminal.
Les rameaux naissent à partir de bourgeons axiliaires, c-à-d situés à l'aisselle des feuilles, et à structure analogue à celle des bourgeons terminaux(ensemble d'entrenoeuds très courts et de très jeunes feuilles qui constituent une sorte de capuchon protecteur pour le méristène apical).

 

LES FEUILLES:

Les feuilles sont en principe les organes assurant l'essentiel de la photosynthèse.
Elles sont caractérisées par leur croissance limitée et comprennent typiquement trois parties:

- Le limbe: lame applatie et pourvue de nervures.

- Le pétiole: plus ou moins cylindrique, reliant le limbe à la tige.

- La gaine: dilatation du pétiole, embrassant plus ou moins la tige au niveau du noeud.

 

Typiquement, on reconnaît un bourgeon axillaire à l'aisselle de chaque feuille.

 

 

L'APPAREIL REPRODUCTEUR DES ANGIOSPERMES.

A) Les inflorescences: On appelle "inflorescence" le mode de regroupement des fleurs dans une espèce déterminée ou encore l'ensemble des fleurs regroupées autour d'un même rameau principal, des axes correspondants et des feuilles plus ou moins transformées portées par ces axes.

Dans un certain nombre d'espèces, relativement rares d'ailleurs, la fleur est solidaire, en position soit terminale au sommet d'une "hampe florale" (ex.: la tulipe, le coquelicot, la jonquille) ou d'un rameau (ex.: le magnolia) soit axillaire (ex.: le mouron).


B) La fleur:
La fleur des Angiospermes est en fait un axe particulier, à développement limité, porteur d'appendices spéciaux.

L'entrenoeud inférieur, généralement allongé, constitue le pédicelle.
Lorsque celui-ci est nul ou à peu près nul, la fleur est dite sessile (ex.: la plantain).
Les autres entrenoeuds, ne s'allongeant pas ou assez peu, constituent le
réceptacle.

Dans une fleur complète, le réceptacle porte trois types fondamentaux de pièces florales: le périanthe, l'androcée et le pistil.


Le Périanthe:

Il est composé le plus souvent de sépales formant le calice et de pétales forment la corolle.

Les sépales sont généralement verts, parfois bruns et scarieux ou rarement vivement colorés (sépales pétaloïdes).

Les pétales sont généralement plus grands que les sépales, blancs ou vivement colorés, rarement réduits.

S'il n'y a qu'un seul type de pièces, on parle alors de "périgone" et de "tépales" pour désigner l'enveloppe florale et les pièces qui la constituent (ex.: la tulipe, le crocus, l'ortie).

Certaines fleurs sont dépourvues d'enveloppe florale ( fleurs nues ), comme les saules ou le frêne élevé.

Les sépales sont libres (calice dialysépale) ou soudés entre eux (calice gamosépale).

Les pétales sont libres (corolle dialypétale) ou soudés entre eux (corolle gamopétale).

Le calice et la corolle sont actinomorphe (à symétrie radiaire) ou zygomorphes (à symétrie bilatérale).

 

L'androcée:

Les étamines dont l'ensemble constitue l'androcée (A) sont les organes mâles de la fleur dans lesquels se forment les grains de pollen.

Chaque étamine est typiquement constituée d'un filet surmonté d'une anthère.

Parties fondamentales de l'étamine

Chaque anthère est généralement constituée de deux thèques unies par un connectif.
Chaque thèque renferme deux sacs polliniques (microsporanges) communiquant entre eux au moment de la libération du pollen.

Celle-ci a lieu par la déhiscence des anthères.

 

Le pistil:

Le pistil ou gynécée est l'ensemble des carpelles d'une même fleur.
Un carpelle comprend typiquement:

-         un ovaire

-         un style

-         un stigmate

L'ovaire contient un ou plusieurs ovules (mégasporanges) pourvus d'un ou de deux téguments et insérés sur des placentas.

Après fécondation, les ovules deviendront des graines.

Le stigmate est un collecteur de pollen et le style la voie de passage du tube pollinique vers la cavité de l'ovaire.

Les carpelles peuvent être libres comme chez le magnolia ou la renoncule ou soudés entre eux comme chez la primevère.

Divers cas sont à envisager suivant le degré de cette soudure.
Dans certains cas, il peut n'y avoir qu'un seul carpelle (ex.: l'épine vinette).

Dans le cas d'un pistil dont les carpelles sont plus ou moins soudés entre eux, on peut distinguer trois types principaux de placentation c'est-à-dire d'insertion des ovules dans les ovaires:

-         placentation pariétale (ex.: la violette).

-         placentation axile (ex.: la tulipe).

-         placentation centrale (ex.: la primevère).

 

Les types d'ovaires:

Les notions de super et d'inferovarie découlent de celle de soudure de la paroi interne de l'ovaire avec la partie de la fleur périphérique à celle-ci :

  1. Ovaire supère : qui n'est pas enfoncé dans le receptacle, que celui-ci soit creusé (ex.: la rose) ou non creusé (ex.: la tulipe).
  2. Ovaire semi infère : qui est partiellement enfoncé dans le receptacle (ex.: le saxifrage).
  3. Ovaire infère : qui est entièrement enfoncé dans le receptacle (ex.: le pommier, la campanule). Dans ce dernier cas, le périanthe et les étamines sont toujours insérés plus haut que l'ovaire.

Notons que certains botanistes définissent l'infer et la superovarie en fonction de la position de l'ovaire par rapport au périanthe.

Pour ces auteurs, chez la rose, l'ovaire est donc infère puisqu'il est situé en dessous du point d'attache du périanthe.

Dans les autres cas, quelle que soit la conception, les types ne changent pas.

La répartition des sexes:

- fleur hermaphrodite : androcée et pistil - ex.: la tulipe.

- fleur unisexuée pistilée : pistil seul.

- fleur unisexuée staminée : androcée seul.

Une plante monoïque est une plante dont toutes les fleurs sont unisexuées, mais les mâles et les femelles sont portés par le même individu.

ex.: le noisetier, le bégonia, le chêne, le hêtre, le châtaignier.

 

Une plante dioïque est une plante dont les fleurs sont unisexuées, mais les mâles et les femelles sont portées par des individus différents.

ex.: les saules, l'aucuba, le compagnon rouge.

 

Les ovules

Dans un ovule complet, on distingue:

- le funicule: portion inférieur de l'ovule, attachant celui-ci au placenta. Le funicule forme bientôt un petit cordon plus ou moins allongé suivant les espèces, au bout duquel est fixé ou suspendu l'ovule proprement dit d'abord, la graine ensuite.

- la chalaze: partie basiliaire de l'ovule proprement dit ou s'attache le funicule.

- le nucelle: partie interne de l'ovule qui contient le sac embryonaire.

- le sac embryonaire: gamétophyte qui après fécondation abritera un embryon diploïde et un albumen tripoïde.

- le ou les téguments: généralement au nombre de deux, un interne et un externe, ou parfois réduit à un seul (ex.: chez les Solanacées).
L'ouverture apicale étroite ménagée par le ou les téguments porte le nom de micropyle.

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